Les fondamentaux de l’agriculture
L’agriculture biologique est basée sur les fondamentaux de l’agriculture, c’est-à-dire qu’elle considère le sol pour ce qu’il est réellement : un milieu vivant. Par conséquent, l’agriculture biologique respecte et protège ce milieu, riche d’une multitude d’êtres vivants, qui va de la bactérie au plus connu qu’est le lombric…
Pour cela, l’agriculteur « bio » apporte du compost sur ses terres pour nourrir tous les petits « habitants » du sol. Il cultive également des « engrais verts » (ce sont des plantes cultivées, puis broyées sur la parcelle et incorporées au sol). Ce compost, ainsi que les débris végétaux de la précédente récolte et des engrais verts, vont être digérés et transformés en engrais naturel par les organismes du sol. Les plantes cultivées sur ces terres seront consommées par l’homme, pour partie, et par les animaux de la ferme, pour le reste. Ces animaux produiront du fumier qui sera composté et le cycle se perpétuera ainsi…
Le rythme des plantes
L’agriculture biologique respecte le rythme des plantes. La croissance des cultures est favorisée par un travail respectueux du sol. La concurrence des plantes indésirables est limitée par le désherbage mécanique à l’aide d’une herse étrille ou d’une bineuse, par une rotation raisonnée et longue des cultures, par un choix judicieux des plantes cultivées et par l’association de différentes plantes complémentaires dans une même culture.
Le respect des animaux
L’éleveur « bio » veille au bien-être de ses animaux : couchage sur litière paillée, accès à un parc extérieur, faible nombre d’animaux par m² tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, alimentation équilibrée essentiellement produite sur la ferme. Il privilégie les soins à base de phytothérapie, homéopathie, aromathérapie…
Une certification à chaque étape
Tous les opérateurs « bio » sont contrôlés par un organisme certificateur indépendant et agréé par l’État. Chaque opérateur possède sa propre licence ainsi que son propre certificat, qui indique la liste et la quantité des produits certifiés. Ces deux documents accompagnent obligatoirement chaque transaction entre professionnels et doivent être visibles par le consommateur. Chaque opérateur doit se faire notifier auprès de l’Agence Bio pour être certifié. Le site agencebio.org permet notamment de vérifier facilement la certification de chaque opérateur « bio ». L’agriculture biologique est le seul signe agricole de qualité contrôlé à chaque étape de la filière.
En assurant aux animaux et aux plantes une croissance respectueuse des cycles et des saisons, l’agriculture biologique permet d’obtenir des produits alimentaires ayant une forte densité en fibres et en matière sèche.
Consommer « bio », c’est agir
En consommant « bio », nous agissons par l’intermédiaire du producteur pour :
- Protéger la faune, la flore et conserver la fertilité des sols ;
- Ne pas participer aux pollutions des sols et des eaux par les pesticides et engrais chimiques ;
- Ne pas participer à l’accroissement de l’érosion (polyculture et respect des haies) ;
- Limiter l’utilisation des ressources énergétiques fossiles (autonomie importante des fermes) ;
- Refuser les OGM, qui, partout où ils sont cultivés, sont à l’origine d’une consommation accrue de pesticides, d’une perte de biodiversité, d’une érosion accrue (monoculture) et d’une dépendance des agriculteurs vis-à-vis des groupes de l’agro-chimie (brevet sur le vivant).
En consommant « bio », pensons à choisir des produits :
- De proximité ;
- De faible empreinte écologique ;
- Solidaires et respectueux du producteur.
L’agriculture biologique est, à nos yeux, la seule agriculture réellement respectueuse de l’environnement — dont l’Homme fait pleinement partie —, écologique et sociale, viable humainement comme économiquement, et capable de nourrir l’humanité tout en préservant notre planète pour les générations à venir.